Par Julia Garlito  Y Romo

Bruxelles, Parc Maximilien, il est environ 19 h. Trois (3) jeunes, la vingtaine à peine entamée, tapent sur un ballon de football. Malgré le froid et la pénombre, ils s’amusent énormément à jongler avec le pied, les cuisses, la tête et les épaules. En effet,  apprendre à jongler pour un footballeur est un bon moyen d’améliorer son équilibre et de contrôler le ballon pendant le jeu. Rêvent-ils de devenir des futurs Samuel Eto’o, Cristiano Ronaldo, ou Leo Messi? En attendant, nos 3 jeunes  y prennent plaisir. 

Le reporter de MigranStory pourrait presque s’imaginer que plus rien n’a d’importance à leurs yeux, pas même la voiture de police qui s’approche toutes sirènes hurlantes et les feux bleus allumés; on doit supposer que ses occupants sont en mission urgente et que chaque seconde compte. Nos 3 jeunes footballeurs n’en ont cure. Tout ce qui compte pour eux -ici et maintenant- c’est le football. 

Interrogés sur le traitement de l’actualité autour de la migration, ils ont leur avis sur la question: « On a marre de voir à la télé des migrants se noyer dans la méditerranée » déclare Moise Ndengeleki. Jeune vendeur dans la chaîne de magasins Caporal,  installé à Lille, il caresse l’espoir que cette propagande cesse un jour : « Avec MigranStory, nous avons envie de montrer une autre façade, le côté joyeux, le coté sourire du migrant » dit-il, sourire aux lèvres. Moïse a des projets plein la tête, et il compte bien les réaliser.

 

Barry Mamadou, son compagnon de jeu, quant à lui, nourrit  l’ambition de travailler dans les arts de la scène. : «  J’ai des projets pour l’avenir, j’aimerais faire tourner des petites vidéos drôles »  Une façon pour lui, de démontrer qu’il existe un côté positif au sein des migrants. 

Pour les deux compères, MigranStory est un tremplin. L’idée même d’y collaborer crée l’enthousiasme immédiat. Les idées bousculent déjà dans leur tête plus que claire ! La famille s’agrandit de deux nouveaux collaborateurs.