« J’aime apprendre les différentes langues de mes copines »

Portrait de Aïnoa, petite reporter de MigranStory
Aïnoa nous fait part de son point de vue sur le mélange des cultures:

JG – MigranStory : Aïnoa, peux-tu te présenter en quelques mots ? De quelle origine est-tu ?
Aïnoa :  J’ai 6 ans et je suis née en Belgique, à Uccle. Je suis Belge, mais mon papa est Colombien et ma maman est Belge d’origine espagnole. Mon grand-père maternel est venu avec ses parents en Belgique lorsqu’il était petit ; ma grand-mère maternelle est née en Belgique, ses parents étaient immigrés de la première génération. 
JG – MigranStory :  Quelles sont les choses que tu aimes faire, tes préférences ?
Aïnoa : J’aime lire, écrire et dessiner. J’aime apprendre les différentes langues de mes copines. J’aimerais que mon amie Pilar m’apprenne le portugais comme mon amie Arielle m’apprend lingala, la langue du Congo.
« Ça veut dire quelque chose qui est beau »

 

 

JG – MigranStory : Que penses-tu des mélanges de culture ? Penses-tu que c’est positif ?
Aïnoa : Oui, beaucoup. Parce que j’aime le mélange des cultures. Ça veut dire quelque chose qui est beau. Parce que j’aime la culture, j’adore ça dans ma vie.
JG – MigranStory : S’il fallait construire un monde aujourd’hui, comment serait-il pour toi ?
Aïnoa : Ce serait un monde de Licornes et de Fées. C’est plus beau et plus gentil. Les enfants dans ce monde gentil seraient toujours heureux et s’aimeraient tous sans différences. Quand je serai dans ce monde, je serai soit une fée, soit une licorne. J’irai voir la Reine des Licornes et celle des Fées pour leur expliquer ce que j’ai besoin dans la vie : « Vivre dans la paix ».
« Vive les couleurs et l’amour »
JG – MigranStory : Le mot de la fin ?
Aïnoa : Ce que je dirais aux migrants : le plus important c’est de vivre. Avoir de l’espoir, parce que l’espoir c’est les couleurs de la vie. Ma maman disait quand elle était petite : « que le Monde a des couleurs, mais que les enfants en font plus ». Alors, je dis, vive les couleurs et l’Amour !

 

 

MigranChildren, interview de Julia Garlito Y Romo