Nous en avons assez de vos discours sur le coronavirus, assez qu’on serre la vis de la violence et de la répression à chaque nouvelle vague de contamination, assez d’être surveillé, assez du prolongement sans fin des fermetures des théâtres, bars, cafés, restaurants, cinémas, assez d’entendre à longueur de journée les mots : bulles sociales, variant, tests, vaccins…  Nous en avons assez !

Nous voulons trouver la lumière dans cette nuit sans fin. Parce que nous savons qu’après la pluie, viendra toujours le beau temps. Que même si nous souffrons, que nous sommes fatigués, que nous avons essayé, nous serons victorieux à jamais si nous inventons ensemble un autre monde.

Pas un monde où brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités abolissent les libertés les plus fondamentales.

Pas un monde où la police publie un avis de recherche parce qu’une famille de sans-papiers originaire d’Angola a « disparu » d’un centre de la croix rouge à Bruxelles. 

Pas un monde où les seules personnes n’ayant pas accès à l’information sur le Covid-19, aux tests et à la prise en charge, sont celles qui n’ont pas de numéro national ou de matricule, c’est-à-dire les personnes sans-abris et les personnes migrantes.  Pourtant, elles se doivent de respecter les mesures sanitaires. Comment expliquer à quelqu’un qui a faim et qui n’a pas accès à une douche, l’importance de porter un masque et de se laver les mains ? Douce hypocrisie! Heureusement qu’il y a le secteur non gouvernemental et associatif qui prend en charge ces manquements de santé publique

Mais la note devient de plus en plus salée. Implorons le ciel, l’air, le soleil, les nuages, les oiseaux, l’eau, la lumière, les océans, la mer,

Oh temps sans covid, où te caches-tu? 

Il nous tarde de serrer dans les bras nos proches, des inconnus, de partager le même livre, le même journal, de faire nos courses sans stress.

Oh temps sans covid, vas-tu encore nous laisser aux mains des politiciens?  N’a d’importance pour eux que leur élection, avec le covid, beaucoup ont déjà le ticket gagnant. 

Un an déjà qu’on nous sert la même soupe anxiogène. Un an d’angoisse, d’anxiété et de déprime. À quand remonte la dernière fois, que nous avons eu le sentiment d’être heureux?  Quand avons-nous récemment rencontré le bonheur? Le recours aux anti dépresseurs prime, la détresse est paroxystique, le bout du tunnel est toujours bien loin.

Malheureux que nous sommes. Nous pensions qu’après Trump, Lives black matters, le mouvement LGBT, le mariage pour tous, 2021 serait plutôt une année de grâce. Non, nous n’imaginions pas que le capitalisme allait subitement disparaître, qu’il n’y aurait plus de pauvres à Bruxelles, plus de sans-papiers, nous n’imaginions pas le Roi Philippe et la reine Mathilde revenir sur leur décision d’agrandir leur maison de vacances sur l’iles d’Yeu en France pour ne pas fâcher leurs voisins. Que non!

Nous espérions simplement que ceux qui nous gouvernent seraient  à la hauteur de notre époque.

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