Luc Chen, français d’origine chinoise de Taiwan, auteur

« …Dans mon livre, je raconte d’une façon positive mon immigration. Je pense que, quand on a eu la chance de réussir une immigration, on se doit de porter ce message vers d’autres personnes quand elles arrivent »

« Quand je suis en face des migrants, je leur dis: « n’ayez pas peur de vos différences . Faites de vos différences, une force pas un handicap, vous êtes uniques. Ne faites pas de votre différence de culture une arme »

« Ils ne sont pas tous ouvriers, il y a des intellectuels, des universitaires, des médecins.. Ils ont tout perdu pour venir ici. Leur espoir, c’est de pouvoir simplement reconstruire leur vie »

« Je n’ai pas de Plan d’Epargne Logement, mais j’ai un PAE. Je milite pour la Paix, l’Amour et l’Espoir »

« Je n’ai pas voulu répondre la violence par la violence »

« Une immigration réussie ne peut marcher que dans les deux sens. Quand je suis avec les enfants dans les écoles, je leur dis « Vous savez les enfants, si on vous met une pizza autour du cou et que vous ne mangez que devant, si vous ne bougez même pas les mains pour tourner la pizza pour la manger vous-mêmes, vous allez crever de faim. Il faut au moins que vous apportez votre contribution. Pour l’immigration, c’est pareil »

« Il est temps que nous nous réveillions. Il est temps que nous arrêtions de nous déchirer. Il est temps que nous réunissions toutes nos différences. Aujourd’hui nous sommes tous les 3 en vidéoconférence. Ce que je vois c’est extraordinaire, 3 couleurs de peau, vous vous rendez compte: blanche, noir, jaune. C’est ça la vie! »

« Si vous voulez qu’on vous respecte, il faut d’abord respecter la culture de là où vous allez vivre, sans renier vos origines bien sûr. Je cuisine chinois, je fais le riz cantonnais bien sûr, je parle, écris, enseigne le chinois, je parle très bien français, je parle corse, comprends l’Italien »

« Il faut un dixième de seconde pour se faire détester toute une vie, par contre il faut tout une vie pour se faire aimer un dixième seconde. Et ça vaut la peine de continuer à vivre et de donner toute son énergie pour qu’on puisse réunir toutes les cultures, les races, les idéologies. On peut y arriver . Il faut arrêter tout le temps de négativiser. »

« Pour nous les bouddhistes, nous sommes dans un rêve ici. Quand vous partez, vous êtes dans une autre dimension, c’est une autre réalité. Tant que vous êtes ici, réveillez-vous. Et vivez la réalité de votre vie ici sur la terre. Et n’oubliez pas les mots: Paix, Amour et Espoir »

Interview réalisée par Dominique Bela et Julia Garlito Y Romo