Diable, mais qu’est ce qu’il fait bien le messie:  mettre le bordel,  jargonner.  Il est aussi universaliste, a un faible pour les fringues de luxe, notamment les joggings adidas.

L’histoire commence en Syrie. La ville de Damas est sur le point d’’étre assiégée par l’Etat Islamique. Un personnage sorti de nulle part, prêche dans la rue. Il a des traits de ressemblance avec le Jésus tel que l’on nous le présente dans la religion: cheveux longs, regard creux, discours inintelligible. Il exhorte ses compatriotes à garder espoir quand une gigantesque tempête de sable s’abat sur la ville.

On ne sait par quel miracle, l’Etat islamique est vaincu. Des milliers de personnes décident de suivre notre personnage qui devient un héros: « Al Massiah ». Avec des milliers de fidèles à sa suite, il prend la direction de la frontière israélienne, un parcours de combattant. Soudain, il disparait. A Jérusalem, il fout le bordel. Puis on le retrouve aux Etats-unis. Il trouble le sommeil du président, après qu’il ait été reçu à la Maison Blanche. Là-bas, il demande l’asile. A la suite d’un procés hypermédiatisé,  il obtient son statut de réfugié politique Sacré personnage!

Le « Messie » demandeur d’asile,  migrant, pourquoi pas? Le rôle est incarné par le comédien belge Mehdi Debhi. Un rôle taillé sur mesure pour le comédien qui nécessite pour lui de maîtriser trois langues (l’arabe,l’hébreu et l’anglais). « Messiah » est une série pensée comme un  thriller américain, diffusé depuis le 1er janvier 2020. Elle est crée par Michael Petroni. Avec Michelle Monaghan, Tomer Sisley… Disponible sur Netflix. 10 épisodes.

Si la série peut paraître bof aux yeux de certains, et captivante aux yeux des autres, au point d’en être addictif pour les amateurs de Netflix, il n’en reste pas moins intéressant d’y voir « Un Messiah » comme un Migrant, un demandeur d’asile.

Un jeune comédien au parcours impressionnant

Mehdi Dehbi est un acteur belge, d’origine tunisienne. Il est en 1985.Il commence le théâtre à l’âge de dix ans. Son premier long métrage, il le tourne à 16 ans « Le soleil assassiné » réalisé par Abdelkrim Bahloul. Le film est sélectionné à la Mostra du Festival de Venise. Il est sélectionné au prix-joseph-Plateau en tant que meilleur acteur pour ce premier rôle. Après plusieurs conservatoires à Bruxelles et à paris, il se fait une carrière cinématographique internationale. Il parle six langues. En 2011 il reçoit le FIOA d’or d’interprétation masculine pour son rôle dans « L’infiltré » et nommé pour le Magritte du meilleur espoir masculin pour le « Sac de Farine » de Khadija Leclere. En 2012, il fait ses débuts en tant que metteur en scène au théâtre avec ‘Les Justes » d’Albert Camus pour lequel il est nominé en tant que « Découverte » au Prix De La Critique. Un parcours jalonné de succès et de nombreux films à son actifs en tant que comédien, un parcours digne de MigranStory.