Le dépeuplement de la région d’Estrémadure est un point particulièrement sensible pour ce jeune maire dynamique. Cela fait déjà de nombreuses années qu’il y travaille; trouver, proposer des solutions pour sortir de ce cercle vicieux chaque fois plus grand. :« Nous devons être réalistes, mais pas résignés ». Deux facteurs entraînent selon lui l’exode rural, les naissances en nette baisse et le vieillissement de la population, très élevé dans le milieu rural. D’après Alvaro, la solution passe par la création d’espaces d’opportunités et le maintien des services de base pour que le monde urbain et rural puisse coexister ; trouve des synergies de collaboration pour faire face à cette dualité.

Offrir des alternatives et sortir des préjugés concernant la dépeuplement en ne transmettant pas cette sensation de zones déprimées, où le futur n’existe plus, d’où les gens partent. De tels commentaires, font en effet fuir les personnes qui se demande dès lors « pourquoi allez vivre là-bas ? ».Il faut également une augmentation des investissements au niveau national et européen, améliorer le système ferroviaire, la création d’emplois (notamment pour les femmes) et la rétention des jeunes talents pour éviter qu’ils ne s’en aillent.

« On ne triomphe pas uniquement dans les grandes villes, ont peut aussi y arriver dans des villages. Celui qui reste est un véritable héros. Mais aussi, encourager les créations d’initiatives d’entreprenariat dans les zones défavorisées ; aider à développer des projets personnels ».

La question migratoire pour lui est une évidence dans le sens positif du terme. Il organise et participe d’ailleurs à plusieurs évènements en lien direct avec les migrants, notamment en terme culturel.

A la question “est-ce que l’arrivée de réfugiés dans la province peut aider à combattre l’exode des municipalités, dont la sienne ? » (voir article « El Periodico » d’août 2019), Sanchez Cotrina reste prudent. Il pense que c’est une bonne idée, mais qu’il est nécessaire pour les municipalités de créer les conditions adéquates pour cela. Si les gens partent des villages, il faut d’abord relancer l’activité économique, résoudre les questions de chômage, restaurer les services de base. Une politique migratoire en Espagne doit être, selon lui, européenne en travaillant de manière coordonnée.

Ceci dit, lorsque MigranStory lui demande s’il serait ouvert à une arrivée de réfugiés, afin, justement de combler cette dépeuplement et de contribuer avec eux à recréer une nouvelle dynamique de repeupler sa province, voire son village et par là même, de relever l’économie et la création d’emploi, le Maire sourit, rit même, et se dit ouvert à de nouvelles idées, propositions et futures collaborations.

Nous aurons l’occasion de vous en apprendre plus sur ce personnage intéressant à travers certains articles et interviews de MigranStory.

Le concept de notre quotidien, intéresse de près Alvaro Sanchez Cotrina, qui s’est dit prêt à collaborer, voire à construire des initiatives ensemble.

Nous sommes donc ravis de compter parmi les personnalités soutenant de MigranStory.